Dominique l’androgyne – 7
Le jour venu, j’ai pris mon temps pour me préparer. Je suis d’abord allée faire des emplettes en ville, dans des boutiques pour hommes. Je n’ai pas osé acheter des vêtements trop masculins malgré tout. Il n’était pas question que je me pointe à mon rendez-vous avec Marielle vêtue d’un costume trois pièces. Je me suis contentée de choisir des habits de jeunes garçons branchés, plutôt techno, des trucs jaune, orange, fluos et près du corps qui mettaient en valeur mes formes androgynes mais sans plus. Une fois arrivée aux caisses des magasins, je demandais un emballage cadeau pour faire croire aux commerçantes que je voulais offrir mes achats et qu’ils ne m’étaient pas destinés. Je ne suis pas certaine qu’elles y ont toutes cru et il m’a semblé lire de la malice dans les yeux de l’une ou l’autre d’entre elles.
Je suis aussi allée chez le coiffeur pour demander une coupe courte. Là encore, j’ai choisi un salon différent de celui que je fréquentais habituellement et où les coiffeuses savaient l’importance que j’attachais jusqu’à présent à ma belle toison blonde. J’étais méconnaissable quand je suis ressortie et je me sentais bizarrement très bien, beaucoup plus libre qu’avant. De retour à la maison j’ai pris un bon bain puis j’ai enfilé ma nouvelle tenue et je me suis admirée dans la glace de mon placard. C’était drôle, mais je me trouvais vraiment de plus en plus désirable et j’étais sûre que Marielle serait heureuse de constater les efforts que je faisais pour lui plaire. Plus l’heure de notre rendez-vous approchait et plus j’étais excitée de la retrouver. J’étais impatiente de découvrir la tournure qu’elle avait décidée de donner à notre rencontre.
Je suis arrivée au café alors qu’elle m’y attendait déjà. Elle ne m’a pas reconnue tout de suite lorsque je suis entrée dans la salle où elle se trouvait. Quand je me suis planté devant sa table, elle m’a sourit largement. Elle semblait très heureuse de mon look inédit. Elle m’a confié qu’elle me trouvait vraiment troublante et que ma transformation était réussie. Elle me complimenta pour mes cheveux et me laissa entendre que tout cela était absolument parfait pour ce qu’elle envisageait, sans m’en dévoiler plus sur ses intentions pour le moment. Pour sa part, ma maîtresse était particulièrement féminine ce soir et j’étais certaine qu’elle avait fait son possible pour me plaire. Elle n’avait rien de la lesbienne stéréotypée et c’était bien naturel puisque je savais qu’elle était mariée depuis de longues années et qu’elle avait eu avec son mari deux garçons d’une vingtaine d’années aujourd’hui, tout comme moi. C’est la raison pour laquelle j’ai été étonnée quand elle m’a annoncé, après que nous ayons bu un verre ensemble sans nous montrer trop expansive l’une envers l’autre pour ne pas choquer les autres clients, qu’elle voulait m’emmener chez elle pour y finir la soirée.
J’ai hésité un moment avant d’accepter son invitation mais j’étais tellement en manque d’elle que je n’ai pas pu résister très longtemps. Il se dégageait une telle sensualité de son corps de femme mûre épanouie que j’avais envie de recommencer là où nous en étions restées l’autre fois, quand elle m’avait fait l’amour au téléphone. J’étais bien loin à cet instant précis, de penser à mes incursions nocturnes dans le parc de la ville, lieu de rassemblement des homos à qui je suçais la bite sur demande. C’était l’autre versant de ma personnalité complexe qui était à l’œuvre ce soir, auprès de Marielle. J’étais une fille au corps de garçon qui venait quémander les faveurs de sa gouine. J’ai donc suivi sans réfléchir ma compagne jusqu’à chez elle, dans sa voiture. J’ai dû me forcer pour ne pas la caresser déjà durant le trajet mais j’ai tout de même été obligée de poser ma main sur sa cuisse, pour être en contact avec elle. Mes doigts sont sagement demeurés posés sur le nylon de ses collants, juste à la lisière de sa jupe, sans chercher à aller plus loin.
Nous sommes arrivées devant sa maison un quart d’heure plus tard et j’y suis entrée à sa suite. Je n’arrivais vraiment plus à me retenir de la toucher. Elle me troublait avec sa jupe courte qui laissait apparaître bien plus que ses genoux et avec sa poitrine qui ne m’avait jamais parue aussi tendue ni aussi gonflée. Dés que nous avons été à l’intérieur de la maison, je me suis collée contre elle et je lui ai donné ma bouche à baiser. J’attendais ce moment-là depuis si longtemps ! Elle m’a immédiatement ouvert ses lèvres et ses bras et elle m’a serrée contre elle en m’enfonçant sa langue à l’intérieur des joues. Elle m’a entraînée vers une pièce que j’ai supposée être le salon, bien qu’il y régnait une obscurité presque complète.
J’avais déjà mis une main sur ses nichons que je malaxais à travers son chemisier. Ses tétons bandaient et je les sentais qui durcissaient sous l’action de mes paumes. Je faisais rouler les globes l’un après l’autre, tout en la laissant me fouiller la bouche. Ma langue se frottait à la sienne complaisamment et nos salives se mélangeaient. De temps en temps, un filet de bave s’écoulait de nos bouches jointes malgré la terrible proximité qui nous soudait l’une à l’autre. Marielle soufflait déjà fort. Elle aussi semblait avoir attendu cet instant avec une folle impatience. Debout face à face, nous nous étreignions fortement, ma chatte était collée sur sa cuisse et je commençais déjà me frotter contre elle. Ses mains glissaient sur mes fesses et c’était très agréable de sentir leur contact à travers le tissu synthétique de mes vêtements. Elle me forçait à me serrer complètement contre elle et accompagnait les mouvements que j’imprimais à mes hanches pour faire coulisser mon entrejambe sur sa cuisse. Elle n’était pas en reste et je pouvais remarquer combien elle appuyait son bas-ventre sur mon genou dans le but, identique au mien, de se branler la chatte. L’obscurité qui baignait la pièce rendait tout cela encore plus excitant.
Marielle m’a lentement poussée vers un coin de la pièce. Elle savait ce qu’elle faisait et pouvait, par habitude, se repérer dans le noir. Elle me fit tomber sur un siège, sans doute un canapé, qui se trouvait exactement là où elle le pensait. Elle s’assit à son tour, juste à côté de moi. Sa main disparaissait maintenant entièrement entre mes jambes. Elle me tripotait la vulve sans pour autant m’avoir retiré mon pantalon. Je sentais mon jus qui commençait à s’écouler de ma fente et qui se mettait à inonder mes vêtements. Je mouillais beaucoup plus et plus vite qu’elle, sans doute parce que j’étais bien moins âgée. Bientôt, elle n’y tint plus et jugea bon de m’enfiler ses doigts dans le pantalon d’abord, puis dans la culotte. Elle s’attarda un court moment dans ma touffe, la forêt de poils qui ornait mon pubis et qui était déjà humide. Puis ses doigts descendirent vers ma vulvette et entreprirent de m’ouvrir les lèvres. C’était tout bonnement délicieux !
Je me laissais aller à savourer la chaleur de ses caresses mais je ne demeurais pas inactive pour autant. Je m’étais empressée de dégrafer les quelques boutons gênants de son chemisier et mes mains s’aventurèrent rapidement sous son col. J’étais si admirative de ses grosses mamelles, si désireuse de les toucher, de les masser encore. Elle portait un soutien-gorge de dentelle bleue très sexy que j’avais pu apercevoir lorsqu’elle se penchait sur la table du café, plus tôt dans la soirée. J’imaginais qu’elle devait avoir mis sur son cul un joli petit slip assorti, tout exprès pour moi et ça me faisait plaisir. J’ai fait passer mes doigts sous la bande de dentelle tendue sur ses beaux nichons pour aller chercher ses tétines dont j’étais folle amoureuse. Je savais déjà que je finirai par les lui téter avidement car j’adorais ça mais, pour le moment, je voulais surtout les sentir durcir et se raidir encore et encore sous mes attouchements, ce qui ne tarda d’ailleurs guère à se réaliser.
Marielle était aussi folle d’excitation que moi. Elle soufflait fort dans ma bouche tout en m’embrassant. Je lui ai complètement retiré son chemisier et j’ai essayé de faire passer les bonnets de son soutien gorge sous sa grosse poitrine. Elle m’aida de sa main restée libre, celle qui ne me fouillait pas l’entrejambe. J’avais envie de la voir, de la contempler presque à poil mais pas tout à fait, de la voir obscène dans ses sous-vêtements et avec ses talons hauts. Pourquoi pas de la faire un peu marcher devant moi comme une salope ? Subitement, la lumière se fit dans la pièce. Une petite lampe à poser disposée sur un guéridon venait de s’allumer. Juste à côté, au fond d’un large fauteuil, il y avait un homme qui nous regardait. Il devait être là depuis le début.
Marielle se redressa sur le siège du canapé et, tout en continuant de me masser la foune, se tourna vers lui :
- Ah, quand même ! Je me demandais quand tu allais te décider.
J’étais frappée de stupeur, mais pas seulement à cause de cette présence masculine imprévue. C’était surtout parce qu’il me semblait reconnaître en l’homme qui se trouvait assis là celui des deux pédés que j’avais sucé lors de mon premier passage dans le parc, quelques jours plus tôt.
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Laura | |


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