La chienne d’Henry – 1

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Je suis la chienne d’Henry. C’est comme cela qu’il m’appelle depuis que nous avons fait connaissance, il y a quelques mois. Mon vrai prénom est Alison et j’ai dix neuf ans. Je suis rousse et j’ai la peau laiteuse, très blanche mais constellée de tâches de rousseur. Je suis gironde. Ca veut dire, pour ceux qui ne le sauraient pas que, sans être grosse, j’ai des formes avantageuses. Certains diraient  » plantureuses « . Une bonne paire de seins et un cul rebondi sont mes principaux atouts physiques. C’est ce qui a plu tout de suite à Henry. Ca et mes belles boucles rousses.

Henry est anglais d’origine mais je l’ai rencontré à Paris. Il travaillait comme barman dans une boîte que je fréquentais depuis plusieurs années. Un soir où j’avais beaucoup trop bu et où je m’étais endormie sur un sofa de la discothèque, au bout de la nuit, il m’a ramenée à son appartement. C’est un voyage que j’ai entamé avec lui et qui n’est toujours pas terminé aujourd’hui. Il m’a fait découvrir les ressources insoupçonnées de mon corps et je lui en suis reconnaissante, même si ça n’a pas toujours été facile à supporter, surtout au début de notre relation. Deux jours après mon premier passage chez lui, j’emménageai à son domicile, un beau trois pièces dans un immeuble haussmanien des grands boulevards. J’y habite encore à l’heure où je vous écris. Mes parents n’ont rien compris à cette installation impromptue et, d’ailleurs, je ne les ai pas revus depuis lors. Je parle de temps en temps à ma mère, au téléphone, mais elle ne peut pas se douter de l’intense relation que je vis avec cet homme de quarante ans qui pourrait être mon père.

Henry s’est montré très doux le premier soir. Il n’a pas cherché à abuser de moi en rentrant de la boîte. De toute manière, dans l’état qui était le mien, il n’aurait pas pu tirer grand chose de moi. Il m’a gentiment couchée dans le lit de sa chambre d’amis et m’a laissée dormir jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Il faut dire que j’avais vraiment beaucoup bu et que j’étais même incapable d’expliquer où j’habitais. Les camarades de fac avec qui je m’étais rendus à la soirée m’avaient oubliée et j’étais bien seule. Aujourd’hui je sais que le barman n’avait pas agi uniquement par bonté ou par grandeur d’âme, mais sur le moment, il s’est montré très prévenant à mon égard. La gentillesse dont il sait faire preuve à l’occasion n’est pas pour rien dans le fait que je sois encore avec lui maintenant, malgré tout ce qu’il m’a fait subir depuis que je le connais.

Il devait bien être seize heures quand je me suis réveillée. Au début, j’ai eu un peu de mal à me situer. Je me demandais où j’étais car je n’avais pas vu grand chose de l’appartement ou même de ma chambre d’accueil en y arrivant au petit matin. Je me suis levée, les jambes encore un peu molles et la tête lourde. Je me suis aperçue que j’étais presque nue. Il ne me restait que ma culotte et mon soutien-gorge. J’ai tout de suite pensé au pire mais, en cherchant dans ma mémoire, je n’ai rien trouvé qui pouvait me confirmer mes soupçons. Mes vêtements avaient été pliés, comme je l’aurai fait moi-même, sur un petit fauteuil, devant la fenêtre. J’ai fait quelques pas mal assurés vers l’unique porte de la pièce, qui était entrebâillée. Du bout des doigts, j’ai poussé un des battants et j’ai glissé la tête en dehors de la chambre. Henry m’attendait, paisiblement assis sur un canapé, en train de lire, enveloppé dans une robe de chambre légère.

Un plateau était posé sur la table basse, sur lequel se trouvait tout ce qu’il fallait pour un copieux brunch. Henry n’a presque pas parlé mais il m’a invitée à m’asseoir sur un fauteuil pour me restaurer. J’étais si étonnée et j’avais tellement faim que je me suis jetée sur les toasts et le café sans même prendre la peine d’adopter une tenue plus décente. Nous étions au printemps et il faisait déjà assez chaud, ceci explique aussi en partie cela. Bien sûr, j’ai reconnu mon hôte et je me suis vaguement souvenue de quelques détails de la veille. J’étais un peu honteuse d’avoir ainsi été prise en défaut. Je me répandis en excuses un peu puériles qu’Henry balaya d’un revers de la main. L’important était, disait-il, que je me restaure et que je reprenne des forces. J’ai seulement compris un peu plus tard pourquoi il tenait temps à me voir revigorée. De toute manière, j’étais affamée et j’ai vraiment apprécié la charmante attention qu’il m’avait réservée.

Mes parents ont toujours vu en moi une petite fille sérieuse et même un peu timide. Ils me connaissaient bien mal. Depuis que j’avais quitté le domicile familial pour passer le plus clair de mon temps dans le studio qu’ils louaient pour moi dans la capitale, en raison de mes études, j’avais beaucoup changé. Je sortais avec des amis parisiens qui me faisaient découvrir les plaisirs de la vie nocturne, en tout bien tout honneur. Mais j’avais aussi des petits amis, de manière irrégulière. Ca n’allait jamais bien loin car, sexuellement, j’étais encore un peu tendre. Le vieux fond catho inculqué par mon père, officier supérieur dans les troupes de marine et ma mère, femme au foyer effacée, m’empêchait de donner libre cours à mes pulsions pourtant de plus en plus tentatrices. Je n’étais plus vierge, mais c’était assez récent. Un étudiant en médecine de quatrième année m’avait convaincue de lui donner mon pucelage, une nuit d’hiver, après une soirée d’étudiants. Je ne l’avais jamais revu depuis lors. Mon expérience en la matière se bornait donc à cette unique aventure et aux tendres caresses que mes doigts me prodiguaient occasionnellement le soir, quand la tension devenait trop forte, dans le petit lit de mon studio d’étudiante.

J’étais justement dans une de ces périodes ou l’abstinence me pesait particulièrement. C’est sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas repoussé Henry quand il s’est montré plus entreprenant à mon égard. Et peut-être aussi parce que je me sentais redevable de ce qu’il avait fait pour moi en m’accueillant chez lui. Il m’a suivie dans la chambre où se trouvaient mes vêtements quand j’ai eu fini de déguster le brunch qu’il avait préparé. Je l’ai senti s’approcher de moi délicatement. Il était si agréable ! Jamais je n’aurai pu soupçonner tout ce qui allait m’arriver en mettant le doigt dans l’engrenage terrible qu’il avait conçu. Quand il a posé ses mains sur mes épaules nues, j’ai aimé la manière dont il l’a fait. Je me suis retournée vers lui et je lui ai donné mes lèvres sans réfléchir. Mon corps réclamait qu’on s’intéresse à lui et Henry tombait parfaitement bien, avec sa sollicitude et ses bonnes manières.

Je m’aperçois que je ne vous ai pratiquement rien dit de lui. Si je devais employer un adjectif pour le qualifier, ce serait  » classe « . Oui, Henry avait de la classe. De l’Anglais bien né, il avait ce raffinement naturel et intemporel. Il était barman, certes, mais dans un établissement très réputé dans le monde de la nuit parisienne. Il avait choisi d’exercer cette profession et était reconnu comme l’un des meilleurs professionnels dans son domaine. On le payait très cher pour assurer son travail et les gérants de boîte se l’arrachaient. C’était, avec un héritage important qu’il devait à un oncle mort sans enfants, ce qui lui permettait de vivre largement à l’aise et de financer ses lubies, dont je n’allais pas tarder à découvrir la nature plus que tendancieuse. Physiquement, c’était un beau mec. Il était chauve et se rasait complètement la tête. Un bouc grisonnant ornait son menton et lui donnait une certaine maturité qui rassurait. Grand, athlétique, il était vraiment craquant et d’ailleurs, nombreuses étaient les minettes qui gravitaient autour de son bar quand il officiait. En plus de ça, il était élégant, mais sans forcer le trait. J’étais heureuse de bénéficier de son attention même s’il était bien plus vieux que moi.

Je le laissai donc fourrer sa langue dans ma bouche de bon cœur. Je n’aurai pu rêver meilleur partenaire, pensais-je alors, pour briser ma solitude et renouveler l’épisode qui m’avait vue perdre mon pucelage. J’étais tentée par une relation avec cet homme que j’imaginais, à juste titre, expérimenté et susceptible de me donner beaucoup de plaisir. Je me suis collée contre son large torse dont la toison dépassait un peu dans l’échancrure de sa robe de chambre. Je me sentais désirée et désirable dans ma lingerie fine de jeune étudiante. Henry me prit dans ses bras puissants et me serra contre lui en me fouillant dans la bouche. Un détail me troubla pendant qu’il frottait la pointe de son muscle contre le mien : il portait un piercing en forme de boule tout au bout de la langue. Ce n’était que le premier d’une longue série.

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