La révélation de Sandrine – 1
Je n’aurai jamais pu imaginer il y a quelques semaines encore vivre ce que j’ai vécu au cours de mes dernières vacances. Jusque là, ma vie s’était déroulée de manière tout à fait banale, comme pour l’immense majorité de mes contemporaines. Agée de trente-cinq ans, je partage mon temps entre un boulot tout juste intéressant, trois adorables petits garçons et un mari attentionné. Ma vie sexuelle est assez plate car il nous reste peu de temps, à mon époux et à moi, pour penser à nous quand la journée est terminée. Nous sommes souvent fatigués et nos relations physiques se sont un peu distendues au fil du temps. Mais j’apprécie toujours de vivre avec lui et je ne voudrais pour rien au monde que notre famille, qui passe avant tout, ne pâtisse de mes récents débordements et de la révélation qui m’a été faite durant mon récent séjour dans un village de vacances des campagnes françaises. C’est pourquoi, j’ai décidé d’associer mon époux à ces évènements en espérant qu’il ne m’en tiendra pas rigueur.
Je suis donc à mi-chemin de ma trentaine. Mon prénom est Sandrine. Pour mon âge et malgré mes trois enfants, je suis relativement bien conservée. J’entretiens mon corps en faisant un peu de sport, quand mes occupations professionnelles et familiales m’en laissent le loisir, c’est à dire trop peu souvent. Malgré tout, je fais des efforts et cela se voit. Mon ventre n’a pas trop souffert de mes grossesses successives et mes jambes sont fines. Contrairement à beaucoup de femmes, je n’ai pas un gramme de cellulite ni de peau d’orange. Mes seins ne sont pas très gros mais demeurent fermes et bien haut sur mon buste malgré le temps qui passe. C’est l’avantage de ne pas avoir de gros nichons trop lourds pour supporter vaillamment le poids des ans et les effets délétères de la gravité. J’ai un beau visage, magnifié par mes yeux verts sur ma peau blanche de (presque) rouquine.
Ma vie sexuelle était donc assez morne jusqu’à ces derniers jours. Avec mon mari, nous ne sommes vraiment plus aussi actifs qu’auparavant, même si je l’aime toujours autant. Il n’en a pas toujours été ainsi. Quand j’ai rencontré Cédric, je n’étais plus pucelle, contrairement à lui, mais je n’avais guère d’expérience. Nous avons vraiment découvert le sexe ensemble, à notre rythme. Nous faisons l’amour assez classiquement mais nous nous permettons quelques rares fantaisies à l’occasion, rien de transcendant. Si j’ai voulu que mon mari soit mis au courant de mes débordements des dernières semaines, c’est surtout parce que je l’adore et que je ne voudrais pour rien au monde perdre la complicité qui nous unit toujours. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai souhaité qu’il participe à sa manière à la révélation qui m’a été faite et aux évènements qui en ont découlé.
Ce printemps, nous sommes partis en famille pour une bonne semaine de congés dans un centre de vacances situé en Dordogne. Nous aimons particulièrement multiplier ce genre de séjour à la campagne tout au long de l’année, plutôt que d’opter pour de longues vacances en bord de mer durant l’été. Généralement, nous profitons de ces temps morts pour nous ressourcer et nous retrouver en couple le plus souvent possible. C’est pourquoi nous choisissons des hébergements familiaux qui proposent la prise en charge des enfants dans des clubs qui leurs sont réservés. Cela permet de dégager des journées d’intimité partagée qui font du bien à notre couple. Les enfants sont heureux de passer leur temps avec des petits camarades et des adultes à leur service qui leur proposent des activités variées et enrichissantes. En bref, tout le monde y trouve son compte.
Quand je suis allée chercher mes deux plus jeunes enfants à la fin de leur première journée au club, j’ai fait la connaissance des personnes qui s’en occupaient. L’une d’entre elles, la plus jeune, sortait à peine du lycée et effectuait un stage destiné à préparer son avenir professionnel. Elle était gentille et attentionnée. L’autre, plus âgée était également la responsable de tous les animateurs pour enfants du site. C’était une jeune femme à peine plus jeune que moi et d’un abord très agréable. Elle s’appelait Cécile et me dit tout le bien qu’elle pensait de mes enfants. Nous avons échangé quelques mots avant que je ne ramène les petits à la maison pour une douche bien méritée. Ce scénario se répéta le lendemain et nous en vînmes rapidement à lier connaissance. Elle avait trente ans et, après des études de psychologie, s’était réorientée vers l’accueil du jeune enfant. C’était un joli brin de fille : blonde, les cheveux mi-longs et les yeux bleus, elle était vraiment bien fichue. Malgré sa tenue « cool » de travail, on pouvait deviner ses longues jambes fines et ses petites fesses juste assez rondes. Sous son pull-over transparaissait une belle paire de seins. En fait, je me rendis compte de tout cela plus tard. Lors de nos premières rencontres, je me contentai de remarquer qu’elle arborait une ligne quasi-parfaite. J’étais aussi fasciné par la facilité qu’elle avait d’entrer en relation avec les parents des enfants qui lui étaient confiés. Elle avait le contact dans le sang et savait mettre à l’aise ses interlocuteurs, à commencer par moi qui suis pourtant d’un naturel assez réservé. Entre nous, le courant passait vraiment très bien.
Le soir, nous nous rendions en famille aux animations proposées par le village. D’abord à l’apéritif, qui réunissait vacanciers et animateurs puis aux soirées diverses organisées pour notre plaisir. A chaque fois Cécile se trouvait là et venait gentiment discuter avec nous. Nous devenions de plus en plus amies toutes les deux et je voyais bien que cela ne laissait pas mon mari totalement indifférent. Il a toujours apprécié les jolies femmes et ne s’est jamais privé de les admirer, même sous mes yeux. Je ne lui en voulais pas car je savais qu’il était fidèle et j’étais suffisamment sûre de mes charmes pour croire qu’il le resterait toujours. Cette fois encore, il ne s’est pas gêné pour me faire remarquer combien ma nouvelle copine était mignonne et d’un abord agréable. Je ne pouvais pas le contredire car j’étais moi-même tombée sous le charme de la jeune animatrice.
Au bout de trois jours de vacances, nous étions devenues les meilleures amies du monde. J’étais bien un peu troublée par la manière qu’elle avait de chercher le contact physique avec ses interlocuteurs. Elle posait facilement la main sur mon avant-bras ou sur mon épaule en me parlant mais je constatais qu’elle procédait de la même façon avec tout le monde. Après tout le trouble venait de moi et non d’elle. Je commençais quand même à me poser de sérieuses questions quand, une nuit, je me surpris à rêver de nous deux dans une situation plus que tendancieuse. Ca ne m’était jamais arrivé et je me sentais très mal à l’aise à mon réveil. Pourtant, je n’avais qu’un seul regret : celui de ne pas avoir pu aller au bout de mon rêve érotique. Je me mis à souhaiter que la nuit suivante mon imagination soit aussi débridée et polissonne. Je ne me reconnaissais plus. En fait, je fus comblée bien au-delà de mes désirs secrets. Bien sûr, je ne dis pas un mot de mes délires nocturnes à mon mari.
Le jour qui suivait était libéré pour Cécile qui disposait d’une journée de repos par semaine seulement. Je fus surprise de la retrouver malgré tout parmi les vacanciers lors de la séance de remise en forme par laquelle démarrait chaque nouvelle mâtinée au village et que je n’aurai manquée pour rien au monde. Cédric était parti en balade avec un autre groupe de touristes pour la journée et les enfants étaient répartis dans les divers clubs qui les accueillaient. Quand Cécile est arrivée, nous nous sommes embrassées comme deux vieilles copines. Ses lèvres se sont posées sur mes joues, pas très loin de la commissure de mes lèvres et je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à mon songe de la nuit. J’ai eu du mal à réprimer le frisson qui m’a alors parcouru de la tête aux pieds malgré moi. Nous avons commencé notre séance sous l’égide de Mathieu, l’animateur sportif. Echauffement, fitness, exercices de stretching et enchaînements de step se sont succédés à un rythme rapide pendant une heure trente environ. Cécile s’arrangeait pour effectuer chacun des exercices en duo avec moi et j’en étais particulièrement heureuse. Je savais que je n’aurais pas du ressentir ce plaisir mais je ne pouvais m’empêcher d’apprécier les contacts qu’elle semblait rechercher ou provoquer de plus en plus souvent. Je me suis prise au jeu et, inconsciemment, je laissais parfois traîner plus que de raison mes mains sur son beau corps ferme et musclé. J’avais un peu honte de moi et de mes sentiments et je craignais par dessus tout qu’elle se rende compte de mon attirance grandissante pour elle. La suite des évènements me prouva que j’étais loin d’être la seule à ressentir l’étrangeté de notre relation.
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