La révélation de Sandrine – 2

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Après cette séance de sport équivoque, je ne savais plus bien à quoi m’en tenir sur mes sentiments. J’étais comme dans un état second et je culpabilisais un peu en raison des pensées plus que troubles qui m’habitaient. Au fil du temps, je trouvais de plus en plus de plaisir à côtoyer Cécile et j’avais l’impression que c’était réciproque. Le rêve de la nuit passé me rendait encore plus nerveuse et j’avais du mal à oublier les images licencieuses qui avaient empli bien malgré moi mon esprit à ce moment là. Quand je fermais les yeux, apparaissaient derrière mes paupières baissées les photos crues de mon songe érotique. J’étais couchée sur un lit, à côté d’une femme nue dont je ne voyais pas le visage mais dont j’étais certaine qu’il s’agissait de la jeune animatrice pour enfants. Cela ne pouvait être personne d’autre. En remontant vers mon petit bungalow, je marchais comme un zombie, complètement bouleversée et incapable de remettre en ordre les pensées qui m’envahissaient.

J’étais en nage et je décidai de prendre une bonne douche, tant pour me laver que pour tenter de retrouver un tant soi peu mes esprits. Je me déshabillai rapidement dans le petit séjour et me dirigeai vers la cabine. J’entrai dans le bac et tirai le rideau derrière moi. Enfin seule, je fis couler l’eau bien chaude, censée me délasser et me calmer. Je pris mon gant de toilette, y versai quelques gouttes de gel et commençai à me frotter la peau. Rien n’y faisait, les images de la nuit et de la mâtinée se bousculaient toujours dans mon crâne. J’étais incapable de penser à autre chose. Inconsciemment, je me suis laissée aller à me caresser, comme cela m’arrivait parfois quand mon mari me délaissait trop longtemps. Mes mains glissaient sur la mousse qui s’étalait sur mon corps et c’était très agréable. Je me suis appuyée contre le carrelage du mur et j’ai lentement fait glisser mes doigts sur mes seins et sur mon ventre. D’une main je me caressais la poitrine tout en passant l’autre en haut de mon pubis. Bien vite, je me suis mise à presser mes nichons l’un contre l’autre.

Les yeux fermés, je revoyais les scènes de la nuit passée. Je revivais le moment où la femme, Cécile, s’était approchée de ma bouche pour m’embrasser. Je sentais à nouveau sa petite langue qui s’insinuait entre mes lèvres, les forçant à s’ouvrir pour mieux venir y coller les siennes, gonflées de désir et luisantes de sa salive. Vite, une autre image, un autre flash s’imposèrent à moi. Cécile venait se glisser entre mes jambes que j’écartais outrageusement. Sa bouche se plaquait conte mon sexe et elle me donnait le plaisir que j’attendais fébrilement. Elle me suçait le bouton et entrait à nouveau sa langue dans mon corps. Je prenais sa tête et la plaquais au maximum contre ma vulve. J’aurais voulu qu’elle entre entièrement en moi. Un sentiment de honte traversa fugacement mon esprit. Mais c’était trop bon et bien vite, mes fantasmes reprirent le dessus. Je continuais à rêver toute éveillée.

Sous la douche, je me tirais maintenant franchement sur les seins. Mes gestes devenaient plus brutaux, moins mesurés. J’étais vraiment excitée au-delà du raisonnable. D’ailleurs, j’avais perdu toute raison. J’étais comme une enfant perdue devant une situation incompréhensible. Je n’étais pas lesbienne et jusque là les femmes ne m’avaient jamais attirée. Tout au plus étais-je capable d’acquiescer quand mon homme me faisait remarquer la beauté d’une fille qui passait dans la rue ou le galbe d’une silhouette dans un magazine, mais toujours sans la moindre arrière-pensée. Je n’avais pas connu non plus les amours plus ou moins platoniques entre lycéennes que vivaient beaucoup de mes camarades de classe. J’aimais mon mari et je n’avais aucunement l’intention de le tromper, encore moins avec une de mes semblables. Je ne comprenais plus du tout ce qui m’arrivait mais j’étais bien incapable d’arrêter le mouvement à cet instant. Il fallait avant tout que je me touche pour faire retomber l’extrême tension sexuelle qui m’habitait et essayer de faire fuir les scènes scabreuses qui se rejouaient malgré moi devant mes yeux. Peut-être que, quand j’aurai joui, tout cela disparaîtrait naturellement dans les limbes de mon cerveau ?

Pour l’instant en tous les cas, il n’en était rien. Mes doigts se faisaient plus coquins et mes mains glissaient imperturbablement vers mon sexe. Je me caressais le haut des cuisses et le moment n’était plus très loin où mes phalanges viendraient s’attaquer plus franchement à ma chatte. Je me souvenais d’une scène particulièrement torride de mon rêve : allongée sur le lit, je faisais face à Cécile. Les jambes écartées, appuyées sur nos bras, nous avions collé nos sexes l’un contre l’autre et nous nous astiquions le bourgeon mutuellement en frottant nos vulves. Nos bassins se soulevaient alternativement et nous cherchions le contact le plus intime pour mieux nous satisfaire. Elle me regardait droit dans les yeux et j’avais du mal à soutenir son regard lubrique. J’étais gênée de trouver autant de bonheur avec une femme mais, en même temps, je ne pouvais m’empêcher d’en profiter car cela me procurait des sensations d’une rare intensité.

Dans ma cabine, je me branlais maintenant ouvertement. Je m’étais laissée glisser au sol, incapable de demeurer debout sur mes jambes. Elles ne pouvaient plus me supporter. Si, d’une main, je me caressais toujours les seins, l’autre était bien partie pour entrer dans mon sexe, du moins en partie. En haut, je me tirais sur les tétons, je faisais rouler mes seins avec la paume. Plus bas, entre mes cuisses ouvertes, je me passais les doigts sur la fente. La mousse du gel douche se mélangeait peu à peu avec le liquide chaud qui suintait de plus en plus de mon minou à mesure que mon excitation grandissait. Il fallait vraiment que je masturbe si je voulais avoir une chance de retrouver mes esprits avant la fin de la journée. Je mettais tous mes espoirs dans la survenue d’un orgasme salvateur que j’estimais seul capable de calmer mes pulsions involontaires.

Pour l’heure, je n’en étais pas là. Je revivais maintenant le moment où, dans mes songes, Cécile était grimpée sur moi pour me lécher la vulve et m’offrir vicieusement la sienne à laper. J’avais déjà mis en pratique ce genre de position avec mon mari lors de nos trop rares moments de fantaisie, mais là, cela dépassait tout ce que j’avais déjà vécu de plus impudique. Je n’étais aucunement gênée, en rêve, d’offrir à la contemplation et aux lèvres de ma maîtresse les trésors les plus cachés de mon intimité. Dans la réalité, j’aurai sans doute eu beaucoup plus de difficultés à m’offrir si totalement, sans aucune retenue. Cette idée me força à aller plus loin dans ma masturbation et je laissai passer mes doigts entre les lèvres de mon sexe qui se dépêchèrent de les happer comme les babines gourmandes d’une bouche trop avide. Bien vite, mon index et mon majeur joints se mirent à aller et venir dans mon trou de femme. C’était bon mais bien lui de suffire à calmer mes ardeurs. Il me fallait quelque chose de puissant, quelque chose de plus fort que les images trop crues de la nuit.

J’ai pris sans m’en rendre vraiment compte le tube de shampoing qui traînait au bord du bac de réception de la douche. Sa forme oblongue ne m’avait jamais interpellée jusque là mais à cet instant, c’était tout ce qu’il me fallait pour assouvir mes désirs envahissants. En le voyant me revint à l’esprit une autre scène de mon rêve : celle où, au-delà de toute pudeur, j’enfilais un godemichet dans le ventre de Cécile qui me le rendait bien en me fourrant la chatte avec une belle courgette. Je me demandais où mon cerveau retors pouvait bien aller chercher des idées si perverses mais le remerciait en même temps de me donner l’occasion d’une branlette aussi torride que nécessaire. Le flacon entra en moi sans mal et trouva tout naturellement sa place dans mon vagin. Je me mis à la faire aller et venir doucement. Je revivais simultanément les mouvements délicieux que Cécile imprimait au légume dans mon sexe et ceux du gode qui lui transperçait le ventre sous mon action. Sous l’emprise de mes pulsions révélées, j’accélérai le mouvement jusqu’à me pilonner outrancièrement la fente. Complètement partie, je suçais l’un de mes tétons avec mes lèvres. C’était le moyen que j’avais trouvé pour ne pas trop emplir le bungalow de mes gémissements. Au-dessus de moi, la douche coulait toujours et m’inondait de son bienfaisant flot tiède.

Au moment où j’allais jouir, persuadée de trouver enfin l’apaisement des sens qui me manquait pour pouvoir continuer plus tranquillement ma journée de vacancière, le rideau de la douche s’ouvrit. Apeurée, je levai la tête pour bafouiller une excuse que je savais par avance dérisoire. Mes yeux rencontrèrent alors le corps parfait de Cécile qui se tenait debout dans la petite salle d’eau, uniquement vêtue de sa lingerie de dentelle rouge, un sourire aux lèvres.

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