La révélation de Sandrine -3
Trop excitée pour réagir, j’étais incapable d’ouvrir la bouche et de prononcer la moindre parole cohérente quelle qu’elle soit. Mes lèvres avaient lâché le bout de mon sein qu’elles tétaient jusqu’alors, mais c’était ma seule réaction devant la situation nouvelle qui était apparue en même temps que Cécile devant moi. Assise bien au fond de la douche, je levais les yeux vers elle et mon visage devait trahir la totale incompréhension qui m’habitait. Que faisait-elle là, à moitié nue dans mon bungalow ? Depuis quand me regardait-elle me branler ? Savait-elle combien je la désirais et que je me touchais en pensant à elle, à son corps parfait et aux sensations interdites qu’elle faisait naître en moi ? Pouvait-elle seulement imaginer quels tourments m’habitaient depuis que j’avais découvert mon attirance pour elle, moi, la mère de famille irréprochable, l’épouse fidèle de mon mari ? Après tout, si elle était là, à m’observer, si dominée par mon propre désir, ce ne pouvait être que parce qu’elle ressentait les mêmes sentiments à mon égard !
Le flacon de shampoing était toujours planté dans mon sexe mais ma main restait maintenant inactive, comme tétanisée par le mélange de honte et d’envie qui me tenaillait à cet instant précis. Je ne saurai dire si mon excitation, à son comble avant l’arrivée de Cécile, avait réellement baissé. J’étais plutôt dans une sorte d’état second qui m’empêchait de voir clairement la situation. Dans mon esprit, les images de mon rêve et la réalité se mêlaient. J’étais presque fébrile. Tout cela dura quelques secondes à peine mais celles-ci me parurent une éternité. Aujourd’hui encore je me demande comment j’ai pu rester prostrée, sans aucune réaction digne. Je me le demande, mais je ne le regrette pas, bien au contraire. Je suis heureuse de ne pas avoir mal réagi face à la voyeuse qui m’observait pendant que je prenais mon plaisir solitairement.
Cécile ne demeura pas inactive bien longtemps. Elle me sourit en se courbant lentement vers moi. Sa main se dirigea directement vers le flacon qui me remplissait le minou. Ma main était toujours posée dessus, ballante. Elle la repoussa et prit l’objet entre ses longs doigts. Je la laissai faire. La jeune femme glissa son autre main vers ma poitrine et entreprit de me caresser les seins délicatement. Elle s’était accroupie devant le bac de la douche, toujours uniquement vêtue de sa lingerie fine, un beau slip de dentelle rouge et le soutien-gorge assorti. L’eau coulait sur son bras qui me caressait le buste et sur sa main qui se mit à agiter le shampoing dans ma chatte. Insensiblement, la tension qui m’habitait juste avant son arrivée se remit à monter dans mon bas-ventre et, bien au-delà, dans tout mon corps. Je fermais les yeux, acceptant implicitement le scénario qui se jouait en direct. Cécile a compris qu’elle avait gagné la partie et à partir de ce moment là, les choses se sont enchaînées tout naturellement entre nous deux. Au fond, j’en avais autant envie qu’elle.
Elle me branla doucement pendant quelques minutes, toujours sous la douche. Je lui étais reconnaissante de ne pas se montrer trop brutale avec moi. Je voulais jouir de ses caresses, bien sûr, mais sans que cela soit le moins du monde vulgaire. C’est là que j’ai compris que mon attirance pour elle n’était pas purement physique. Je me rendais compte que je l’aimais sincèrement, que j’appréciais sa compagnie et cela ajouta encore beaucoup à mon trouble. C’est pourquoi quand elle se pencha un peu plus vers moi, je ne pus refuser le baiser qu’elle sollicita de mes lèvres. Le jet de la douche qui coulait toujours ne la gêna pas. Son beau visage se riva au mien par la bouche. J’entrouvris la mienne pour accueillir sa langue qui se mit aussitôt à me fouiller partout. C’était la première fois que j’embrassais une femme et jamais je n’aurai crû que cela puisse m’arriver un jour. C’était bien plus doux et chaud qu’avec mon mari. Cécile avait une façon d’embrasser toute féminine et sa langue se fit enveloppante au possible.
Pendant ce temps, ses mains se montraient toujours plus actives. Elle voulait pousser son avantage et empêcher à tout prix que je ne change d’avis. Si j’avais pu, je lui aurai dit qu’elle n’avait rien à craindre et qu’aucune velléité de résistance ne viendrait troubler sa tâche. J’étais trop heureuse de voir se réaliser en partie mon rêve de la nuit précédente. Sa langue dans ma bouche me faisait trop de bien pour que je me révolte. Au contraire, je sentais couler de plus en plus fort le torrent qui m’inondait la chatte. Ma mouille venait se mêler avec l’eau bien chaude de la douche au fond du bac. Je fermai à nouveau les yeux pour savourer les caresses et le baiser passionné de ma compagne. Celle-ci me limait maintenant avec une belle régularité le vagin avec le flacon. Je me contentais de ce substitut pour l’instant, mais je rêvais déjà de sentir ses doigts sur mon trou. Pour l’instant, c’était mes mamelles qui en bénéficiaient. La jeune animatrice me tâtait les bouts des nichons comme je me le faisais parfois, toute seule dans mon grand lit en l’absence de Cédric, mon époux. Elle faisait courir ses phalanges tout autour des tétons, sur les larges aréoles qui leur servaient de base. De temps en temps, elle faisait tourner son index autour d’une tétine puis la pinçait légèrement en y ajoutant le pouce. Je savais que je bandais des seins et cela devait lui plaire car elle s’attardait alors sur mes bouts bien raides, n’hésitant pas à tirer dessus, comme pour les allonger encore.
Plus bas, entre mes cuisses, le mouvement du flacon dans ma chatte se faisait plus rapide. Cécile jouait avec en le manipulant dans tous les sens. Elle m’élargissait le trou avec ses gestes impudiques. Elle poussait de plus en plus loin le tube de plastique qui me remplissait complètement la grotte. Je le sentais buter tout au fond de mon ventre. N’y tenant plus, je commençai à solliciter moi-même sa masturbation. Je me mis à bouger mes fesses sur l’émail tiède de la douche pour accompagner les manipulations de Cécile. Dès qu’elle s’en est rendue compte, son baiser s’est fait encore plus profond et langoureux. Elle était aussi excitée que moi par la situation, même si je m’imaginais bien que tout cela n’était pas totalement nouveau pour elle. La hardiesse dont elle avait fait preuve en pénétrant presque nue dans la salle d’eau où je me douchais me laissait penser qu’elle n’en était pas à son coup d’essai en matière de sexe entre femmes. Peut-être même était-il dans son habitude de dévoyer des jeunes femmes en vacances avec leur famille ? Pour l’heure, c’était le cadet de mes soucis. Mon esprit était tout entier tourné vers le plaisir qu’elle me procurait avec sa bouche et ses mains.
Je me rends compte aujourd’hui que je suis restée passive pendant tout le temps où elle m’a branlée. Ce n’était pas de l’ingratitude de ma part. J’étais tout simplement incapable de faire un geste dans sa direction. Elle a dû se contenter simplement des caresses de ma langue sur la sienne et du contact doux-amer de mes lèvres. Pourtant je la désirais ardemment. Elle était si belle. J’avais rouvert les yeux et je me délectais du spectacle de son corps de sportive qui s’étalait complaisamment sous mon regard. L’eau qui lui dégoulinait dessus avait complètement trempé ses sous-vêtements. Je pouvais deviner à travers son soutien-gorge le galbe de ses gros seins ronds. L’humidité laissait transparaître les pointes durcies qui semblaient vouloir faire craquer l’étoffe pour s’en échapper. Je mourais d’envie de tâter la belle paire de loches arrogantes qui excitaient ma convoitise mais j’étais trop habitée par le désir pour pouvoir y parvenir. Egoïstement, je me laissai aller à savourer les attouchements que me prodiguait celle qui était devenue ma maîtresse. Mes yeux glissèrent un peu plus bas et je découvris à travers son slip la touffe brune de sa toison humide. Cette vision accrût encore sensiblement le niveau de mon excitation.
Cécile était aussi très chaude. Elle augmenta l’intensité de sa masturbation, cherchant à tirer le meilleur du flacon qui me taraudait la vulve sous son impulsion. Tout se passait comme si elle souhaitait me purger de mon désir trop brutal avant de passer à d’autres échanges, plus mesurés et moins rudes. Peut-être voulait-elle également s’assurer une totale mainmise sur moi en me démontrant tout le bien qu’elle pouvait me faire ? Elle n’avait pas besoin de se donner tant de mal car j’étais déjà convaincue. Redoublant d’ardeur, elle m’amena peu à peu à l’orgasme. Il fut dévastateur. Quand je finis par jouir sous l’action concertée de ses mains et de sa bouche, j’étais définitivement conquise et prête à m’abandonner totalement à tous les délires, dans ses bras ou entre ses cuisses.
Elle se dégagea de ma bouche, me prit par la main et lâcha cette simple phrase :
- Lève-toi et viens avec moi !
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