La révélation de Sandrine – 4

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J’avais besoin de son aide pour me lever. Elle tira sur mes bras et je m’extirpai tant bien que mal du bac de réception de la douche. Le flacon de shampoing était ressorti de ma chatte tout seul après mon orgasme. J’étais complètement nue et trempée, évidemment. Mes jambes flageolantes ne me portaient que très difficilement. J’avais été vraiment secouée par la formidable jouissance qui m’avait transpercé le ventre tel un glaive. Je n’avais pas tout à fait repris mes esprits et je me trouvais encore sur le petit nuage où Cécile m’avait menée par ses gestes et ses caresses. Les bouts de mes seins toujours gonflés peinaient à retrouver des proportions plus normales. En fait, le plaisir que je venais de connaître n’avait pas totalement éteint le désir que je ressentais pour la jeune femme. Ce qui se passait dans le petit bungalow me paraissait irréel, un peu comme si je me trouvais dans le rêve érotique que j’avais fait la nuit précédente.

Cécile me conduisit en me soutenant vers la salle de séjour. Elle était belle dans ses sous-vêtements humides. A travers le voile qui m’embrumait les yeux autant que l’esprit, je l’observais avec envie. Son petit slip mouillé lui collait aux fesses, à moitié entré dans la raie d’un côté. Les grosses boules de ses seins tendaient presque à la craquer l’étoffe détrempée de son soutien-gorge rouge. Ma peau était collée contre la sienne car elle me tenait sous les bras. Je savourais ce contact avec délice et m’appuyais sur elle pour ne pas vaciller en marchant. J’étais épuisée mais prête à mobiliser mes dernières forces pour lui faire plaisir. Nous avons péniblement atteint la banquette dépliée qui nous servait de lit, à mon mari et à moi. Là, Cécile m’a lentement laissée glisser sur le matelas. Elle est rapidement retournée chercher une serviette dans la salle d’eau ; quand elle a été de retour à mes côtés, elle s’est mise à me sécher gentiment et avec douceur. J’en avais bien besoin.

Nous n’avions toujours pas échangé les moindres propos. Hormis son invitation à l’accompagner hors de la douche je n’avais pas entendu le son de sa voix. Je ne lui avais pas répondu et je ne souhaitais pas qu’un dialogue s’instaure entre nous. De toute manière je n’aurai pas su quoi lui dire et, de plus, j’avais peur de casser le fragile équilibre qui était en train de naître. Je m’en serai voulu de rompre le charme équivoque de notre relation. Je sentais bien que je m’apprêtais à vivre un moment magique que, pour rien au monde, je n’aurai voulu rater.

Cécile faisait passer ses mains sur tout mon corps. Je sentais ses doigts à travers la serviette de bain rose. Elle procéda avec délicatesse, s’attardant sur les plis de ma peau mais n’insistant pas, du moins au départ, sur les zones les plus érogènes. Elle préféra d’abord se concentrer sur mes jambes et mon dos puis elle me frictionna la tête pour sécher mes cheveux. Mais je crois bien qu’elle était aussi troublée que moi par la situation que nous vivions. Quand elle eut fini de sécher les parcelles les moins connotées sexuellement de ma peau, elle se laissa aller à des gestes plus coquins. Elle entreprit de passer la serviette sur ma poitrine. Mes tétons qui bandaient encore un peu ont immédiatement repris de la vigueur. Elle ne pouvait pas ne pas les sentir durcir sous les paumes de ses mains. J’avais un peu honte de dévoiler si clairement les sensations qui m’habitaient. Mais en même temps, j’étais heureuse car je savais que cela lui ferait plaisir et qu’ainsi, peut-être, elle oserait aller plus loin dans notre relation. En tous les cas, devant ma passivité, elle ne pouvait pas sérieusement ignorer que j’étais, au mieux, troublée, au pire, consentante pour accepter d’autres développements.

Ses mains se faisaient de plus en plus précises. La serviette n’était plus là que comme un alibi. Je n’étais pas plus dupe qu’elle à ce sujet. Cela devint tout à fait clair quand elle commença à faire mine de me sécher le haut des cuisses. Bien vite, ses gestes l’ont conduit à me frotter en même temps le bas du ventre. Au centre de ses attentions, mon petit sexe se réveillait à nouveau. Cécile me repoussa alors vers le matelas de la banquette, m’invitant d’une main ferme à m’allonger sur le dos. Elle fit une sorte de tampon de la serviette et me releva les jambes en les pliant. J’avais les pieds posés à plat et les genoux relevés, cuisses écartées. Elle se mit à me tamponner le sexe doucement avec le tissu éponge. Puis, un peu plus tard, elle le fit glisser sur ma fine toison mouillée. Couchée en arrière, je ne voyais pas ses gestes mais je savourais dans une douce béatitude les sensations agréables qu’elle me procurait. Elle fit aller et venir la serviette de haut en bas de ma fente brièvement puis recommença à tapoter ma vulve avec l’étoffe. Mon clitoris se mit à gonfler instantanément sous l’impact des petits coups secs qu’elle me donnait. Je la soupçonnais de savoir très bien ce qu’elle faisait en agissant de la sorte mais j’étais bien incapable de lui en vouloir. Elle jouait son rôle à merveille et l’excitation remontait peu à peu en moi. Je me surpris à haleter quand elle accéléra le rythme de ses manipulations. Il fallait que je lui montre combien j’appréciais ses faveurs.

J’ai alors tendu le bras vers elle pour la saisir par la taille. Je l’ai attirée vers moi. Elle s’est laissée faire tout en continuant de me masser l’entrejambe avec le drap de bain. Quand elle a été assez près de moi, je lui ai prestement ôté son soutien-gorge trempé pour faire jaillir ses belles mamelles. J’ai tendu le cou et je lui ai offert pour la deuxième fois de la mâtinée mes lèvres à baiser. Sa langue est entrée dans ma bouche après qu’elle m’ait léché les babines un court instant. Un petit choc électrique m’a traversé le ventre à ce moment-là. Ses lèvres étaient aussi bonnes que la première fois et je me suis empressée de faire rouler mon petit muscle tout autour de sa langue. J’essayais d’être aussi douée qu’elle dans ma façon d’embrasser. Je voulais lui donner autant de plaisir que j’en avais eu à recevoir son baiser un peu plus tôt, sous la douche. Bonne élève, je m’appliquais à reproduire les délicieux mouvements de son petit organe conte le mien. Je sentis au léger raidissement qui saisit son corps tout entier qu’elle était satisfaite de ma prestation.

J’admirais ses seins depuis qu’elle était arrivée et je brûlais d’envie de les toucher. Mes doigts filèrent à l’aventure sur sa poitrine, à la recherche de ses gros bouts. Elle faisait de même de son côté avec une main tandis que l’autre m’astiquait ostensiblement la chatte, toujours avec la serviette. Il ne s’agissait plus de faire semblant et de justifier ses caresses par un pseudo-séchage. Cécile me branlait littéralement sans vergogne. J’écartais involontairement les cuisses pour lui faciliter l’accès à mon petit trésor. Mon sexe était très sensible et réclamait des attouchements de plus en plus directs. L’apaisement relatif qui avait suivi mon premier orgasme après la pénétration par le flacon n’était plus qu’un vague souvenir et j’étais encore plus excitée qu’avant. D’ailleurs, mon bassin me trahissait en venant de plus en plus ouvertement se porter à la rencontre de la serviette avec laquelle Cécile me masturbait. La coquine, profitant de mon état, me poussa légèrement sur le côté et fit passer le tissu éponge entre mes cuisses.

Elle se tenait face à moi sur la banquette. Elle devait apprécier mes caresses sur ses seins car je remarquai qu’elle faisait tout pour que sa poitrine reste en contact avec ma main. J’en profitai pour redoubler de sensualité et me faire aussi vicieuse qu’elle. Mon mari était doué pour me faire du bien aux nichons et je faisais tout mon possible pour l’imiter en caressant les belles mamelles de mon amante. Je les empaumais à pleines mains pour les faire rouler l’une contre l’autre.

Cécile ne restait pas inerte non plus. Elle avait lentement commencé à faire aller et venir la serviette tordue comme une corde entre mes jambes, au niveau de mon sexe. Le linge coulissait agréablement sur ma minette. Si elle voulait me sécher, c’était raté. Au contraire, je recommençais à mouiller de plus belle les poils de ma chatte au fur et à mesure que le mouvement de l’étoffe devenait plus incisif. Bientôt, elle ne se contenta plus des longs allers et retours verticaux du début mais se mit à déplacer d’une manière circulaire son outil improvisé. Déjà, je sentais les grandes lèvres de ma vulve qui s’entrouvraient sous la pression de la serviette. Je devais avoir le sexe rouge et gonflé tellement le contact avec le linge était intime. J’imaginais ma fente bien écartée et luisante de ma sève au milieu de laquelle coulissait la serviette. Je me risquai à glisser mes premiers mots à l’oreille de ma partenaire :

- Cécile, je t’aime et j’aime comme tu me touches. Continue encore, s’il te plaît !

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