La révélation de Sandrine – 7
Ce soir-là, j’ai prétexté une grande fatigue pour ne pas sortir avec mon mari. En réalité, j’étais vraiment épuisée, tant mentalement que physiquement. J’avais quand même connu trois orgasmes assez violents dans la journée, fait du sport pendant plus d’une heure trente et couché avec une femme pour la toute première fois de ma vie. Ca faisait beaucoup pour une mère de famille plus habituée à son petit train-train quotidien et à faire l’amour trois ou quatre fois par mois avec son époux. Mes muscles étaient endoloris et mon sexe irrité à force d’être caressé. Pourtant, si j’avais été seule, je crois que je me serais encore branlée une ou deux fois avant de trouver le sommeil. Ce n’était pas possible car les enfants et Cédric étaient de retour. Ils se sont juste absentés une petite heure pour aller prendre l’apéritif au bar. On y organisait chaque soir une autre activité et les garçons aimaient bien s’y rendre pour participer ou regarder. J’ai mis à profit ce laps de temps pour préparer le repas tout en me concentrant sur la mise en oeuvre du plan qui avait germé dans mon esprit.
Plus tard, après avoir dîné, les enfants sont restés à la maison avec moi. Cédric est sorti pour assister à l’animation du soir, une sorte de jeu de rôle médiéval. Pendant le repas, il m’avait mis du baume au cœur en me confiant que Cécile avait gentiment demandé de mes nouvelles, s’inquiétant de mon absence. Il avait discuté un moment avec elle et je sentais que le courant passait entre eux. Cela arrangeait mes affaires au plus haut point et j’envisageai la suite des opérations avec confiance. Il allait juste falloir que je me montre à la hauteur de mes ambitions et que j’ose provoquer les évènements qui, sans cela, ne risquaient pas de se produire naturellement. En me couchant, toute seule dans mon lit et sans attendre le retour de mon mari, je continuais à imaginer le meilleur moyen d’arriver à mes fins. J’ai eu un peu de mal à trouver le repos. Je me suis un peu touchée une fois de plus, mais sans pouvoir me finir car le sommeil est finalement arrivé avant que je ne jouisse. Ma nuit a été peuplée de nouveaux rêves érotiques encore plus torrides que ceux de la veille. Je n’ai pas entendu Cédric me rejoindre au lit.
Le lendemain, j’allais bien mieux. J’étais fraîche et dispose, prête à faire tout ce qui était nécessaire pour arriver à mes fins. C’est moi qui ai accompagné les enfants au club. Cécile nous a accueillis, très souriante. Elle m’a fait une bise sur les joues pour la première fois. Ca devait être sa façon de me faire sentir que rien n’était fini entre nous. En fait, tout commençait. Je lui ai rendu son baiser sans la moindre allusion car, autour de nous, d’autres parents étaient là ainsi que ses collègues. Elle m’a tout de même demandé si je comptais être présente à la soirée dansante prévue le même jour. Je lui ai répondu par l’affirmative et nous nous sommes quittées.
La journée m’a parue longue. Je suis sortie avec un groupe d’adulte pour une visite guidée de la ville proche et une dégustation chez un liquoriste réputé de la place. J’étais un peu absente car je peaufinais mon scénario pour la soirée tout en écoutant d’une oreille distraite les explications du guide. Cédric m’en a fait la remarque à deux ou trois reprises. Je ne pouvais pas décemment lui avouer où allaient mes pensées. Il le comprendrait bien assez tôt. Nous sommes revenus de notre sortie en fin d’après-midi et nous sommes allés récupérer les enfants. Comme d’habitude nous avons fait un tour au bar où j’ai été heureuse de retrouver Cécile. Nous avons commencé à discuter des garçons et de leur vie au club. Cédric nous a invitées à nous asseoir et a commandé un verre pour tous les trois. Je crois qu’il prenait du plaisir à la compagnie de Cécile. Le connaissant, je savais bien qu’il n’était pas insensible à ses charmes. Ca se voyait à son regard mais aussi à la manière dont il jouait le séducteur distancié. Cela était de bon augure pour la suite, d’autant plus que je profitai d’une courte absence de sa part pour glisser quelques mots à l’oreille de ma maîtresse.
La suite, justement, ce fut le soir même au bal. Les enfants étaient épuisés par la journée passée dehors avec leurs petits camarades. J’avais trouvé une jeune vacancière prête à les garder contre un petit dédommagement. Ils avaient l’habitude de rester seuls avec un baby-sitter et ne firent pas de difficultés pour aller se coucher. Je me suis donc rendue à la soirée avec Cédric, en amoureux, comme aux beaux jours de notre jeunesse insouciante. Nous avons dansé ensemble durant des heures, sans être dérangés par le petit dernier qui m’est encore très attaché. C’était appréciable. Lors de l’inévitable » quart d’heure américain « , Cécile est venue chercher mon mari. Il m’a interrogé du regard. J’ai marqué mon assentiment d’un signe explicite de la tête et il est allé sur la piste avec la jeune femme. Cécile se montrait assez entreprenante, comme je le lui avais demandé. Je ne sais pas si j’étais plus jalouse d’elle ou de lui, mais toujours est-il que ça m’a fait bizarre de les regarder enlacés plus que de raison. Je savais pourtant que c’était le prix à payer pour pouvoir encore profiter de ses caresses avant la fin des vacances. A peine plus tard, une série de rock a été l’occasion pour moi de me sentir plus proche de mon amie. Cédric détestait se donner en spectacle et je ne pouvais pas compter sur lui comme partenaire. Alors je me suis approchée de Cécile et je lui ai proposé de m’accompagner. Ensuite, le disc-jockey a enchaîné sur une valse lente et j’en ai profité pour demeurer sur la piste avec elle. Elle me serrait fort dans ses bras et ça me faisait du bien. Je sentais ses gros seins qui appuyaient sur les miens et le plaisir que j’avais ressenti avec elle me revenait à l’esprit, comme une bouffée de tentation. Je profitai de la danse pour rechercher le contact de sa jambe sur mon sexe. Tout se passait à merveille et j’avais la sensation de prendre ma revanche sur Cédric. En plus, j’étais persuadée, pour bien connaître ses fantasmes, qu’il trouvait son compte au spectacle que nous lui offrions.
A l’issue de la soirée et comme convenu entre nous, Cécile nous invita à prendre un dernier verre dans le bungalow qui lui servait de résidence. Nous étions tous déjà un peu gais. Après la dégustation chez le liquoriste, l’apéritif, le repas et la soirée c’était compréhensible. J’avais fait attention à ne pas exagérer quand même car je voulais demeurer lucide tout au long de la nuit qui s’annonçait. Ce n’était pas le cas de Cédric qui avait légèrement plus abusé que moi. Sans être ivre, il présentait tous les signes de l’euphorie liée à une consommation immodérée d’alcool. Avant qu’il ne fasse de réels excès préjudiciables à la bonne réalisation de mon plan, je décidai de passer aux choses sérieuses. J’avais moi aussi l’excuse de l’ivresse pour me montrer peu farouche, même si j’en rajoutais volontairement un peu sur mon état d’imprégnation alcoolique qui demeurait somme toute raisonnable.
J’ai décidé d’entreprendre Cécile, lui laissant le soin de s’occuper d’abord de Cédric mais la coquine ne m’avait pas attendue. Elle s’était collée tout près de mon mari sur la banquette identique à celle qui avait accueilli nos ébats de la veille dans mon propre bungalow. Tous les logements étaient équipés de la même manière et je me sentais presque chez moi. C’était troublant et excitant à la fois. Une cuisse de Cécile était appuyée sur celle de mon époux. Elle posa une main nonchalante sur son genou tout en levant son verre. J’étais de l’autre côté de Cédric et je fis de même. Plus hardie et, surtout, plus légitime, je me mis à lui caresser la jambe, distraitement d’abord, puis de plus en plus ostensiblement. Quand il se tourna vers moi pour trinquer, je lui ai donné mes lèvres à baiser. J’ai fait de mon mieux pour le garder dans ma bouche le plus longtemps possible. Il était chaud et s’est laissé faire comme je m’y attendais.
C’était parti et bien parti ! Nous nous sommes embrassés un bon moment, sans plus nous soucier de Cécile. Je faisais confiance à notre jeune hôtesse pour ne pas demeurer inactive. J’ai commencé à caresser le haut des cuisses de Cédric et j’ai rapidement senti la boule qui lui déformait le pantalon sous mes doigts. Il était encore plus excité que je ne l’imaginais. Je savais que, quand il en était arrivé à ce point là, il était rare qu’il n’aille pas jusqu’au bout des choses. Bien sûr, la situation était un peu différente aujourd’hui, mais je comptais sur la motivation de Cécile pour arriver à mes fins malgré tout. Je ne fus pas déçue par sa prestation. Elle se montra tout à fait à la hauteur de mes espérances les plus folles et les plus inavouables.
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