L’éveil sexuel de Marine – 1

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En trois mois, Marine a parcouru un chemin énorme. Elle n’est plus la même aujourd’hui. A dix-neuf ans, elle se sent enfin adulte. Jusqu’à ce printemps, elle avait encore l’impression d’être une adolescente avec tout ce que cela comporte de timidité, de fragilité. Elle était encore très attachée à sa maman et ne pensait pas entrer si rapidement dans  » le monde des grands « . Tout juste sortie du lycée, elle appréhendait son entrée à l’université, à la rentrée. L’été et les vacances ont tout changé. Maintenant, elle n’a plus peur de rien, elle se sent forte et prête à dévorer le monde qui s’ouvre à elle. Cette évolution, elle la doit aux rencontres qu’elle a faites durant les mois les plus chauds, alors qu’elle passait ses congés dans la maison d’hôtes tenue par sa tante et son oncle, dans la région de Montpellier. Pourtant, cela fait plusieurs années qu’elle s’y rend mais les choses ne s’étaient encore jamais passées de cette manière.

Marine est une gentille fille un peu coincée qui n’avait jamais connu l’amour avant ce fameux été. Au lycée, sa réputation de première de la classe lui collait à la peau depuis la seconde et c’était déjà pareil au collège. D’ailleurs, aussi loin qu’elle s’en souvienne, toute sa scolarité a été marquée par cette image tenace. Ses camarades ne voyaient en elle que la bûcheuse un peu chouchoutée par les profs. Pour ne rien arranger et comme par un fait exprès, son look colle parfaitement avec le reste. Elle ne porte pas de vêtements affriolants, pas de string apparent, pas de pantalon taille basse. Elle cache sa poitrine pourtant tout à fait honorable sous des sweat-shirts un peu démodés. Sa paire de lunette à la monture trop stricte complète le tableau. Mais Marine s’en fiche ! Les garçons ce n’est pas son truc, sa réputation, elle ne l’a pas usurpée. Seule sa réussite scolaire lui importe. Du moins, tout cela était vrai jusqu’il y a peu de temps encore.

Il a fait chaud cette année au mois de juillet, excessivement chaud. Dès qu’elle est arrivée dans la vieille ferme retapée par son oncle et qui accueille des touristes pour une nuit ou pour la semaine, elle s’est mise à l’aise. Sa tante lui a offert une petite robe à bretelles et des espadrilles à talons lacées sur ses chevilles et ses beaux mollets. Au début, elle a eu un peu de mal à s’y faire. Elle est plus habituée aux chaussures à talons plats qu’elle porte en général. Elle avait un peu de mal à marcher mais s’est efforcée de faire bonne figure pour faire plaisir à sa tata. Et puis, il faut bien l’avouer, elle s’est sentie incroyablement bien et libre dans sa tenue légère, caressée par les chauds rayons du soleil.

Si Marine passe son été dans la famille de son oncle, loin de ses parents demeurés à Strasbourg pour le boulot, c’est avant tout pour aider le couple à accueillir dans de bonnes conditions les touristes qui occupent tour à tour les six chambres d’hôtes de la maison. Elle ne manque pas de travail, surtout le matin, quand il faut servir les petits déjeuners, mettre les chambres en état et préparer le repas de midi. Après quatorze heures elle peut souffler jusqu’au soir. Sa tata Fabienne est sympa et ne tire pas sur la corde. Elle n’est pas exploitée et, d’ailleurs, elle touche habituellement un petit pécule en fin de séjour pour la remercier de son aide. Son oncle Fred, le frère de sa mère, n’est pas toujours là car il travaille à l’extérieur, dans une libraire qu’il exploite au centre du village. Lui aussi est sympathique et Marine l’aime bien depuis sa plus tendre enfance.

Tous les matins, vers neuf heures, la jeune fille entre dans les chambres délaissées par leurs occupants et s’occupe de les remettre en ordre. C’est ce qu’elle aime le moins, refaire les lits dans lesquels les touristes ne se contentent pas toujours de dormir. Elle y trouve souvent des traces de sperme ou de mouille qui la dégoûtent un peu. Bien qu’un peu coincée, elle n’est plus totalement innocente et elle sait bien ce que cela signifie. Pourtant, elle ne va jamais jusqu’à imaginer réellement ce qui se passe dans les chambres durant la nuit. Marine est si fleur bleue qu’elle ne s’est jamais touchée, jamais masturbée. Cette idée ne l’a même pas effleurée une seule fois. Jusqu’à ce jour du mois de juillet où elle a voulu entrer dans une chambre malheureusement encore occupée et dont elle pensait à tort qu’elle était vide. Constatant sa méprise, elle a rapidement fait un pas en arrière mais c’était trop tard. Sa curiosité avait été irrémédiablement éveillée par ce qu’elle y avait entrevu. Elle se contenta de refermer la porte à moitié et demeura cachée dans l’entrebâillement, à observer les évènements qui allaient grandement contribuer à changer le cours pourtant si bien balisé de ses vacances.

Sur le lit, un couple était en train de baiser. Marine n’avait jamais vu ça, ni en photo, ni en vidéo, ni, cela va sans dire, dans la réalité. Elle n’était pas assez innocente quand même pour ignorer ce que l’homme et la femme étaient occupés à faire. Une fois l’effet de surprise passé et les battements de son cœur un peu calmés, elle reprit ses esprits et, alors que tout en elle aurait dû la pousser à refermer la porte, elle se laissa aller à jouer la voyeuse.

L’homme était couché sur le dos, la tête en haut du lit. Il ne pouvait pas voir Marine de là où il se trouvait, caché par le corps magnifique de sa compagne qui le chevauchait. La jeune voyeuse pouvait par contre observer le reflet du visage de la femme dans le miroir qui occupait la porte du placard situé à côté du lit. Le couple était bien trop affairé pour se rendre compte de sa présence. Certains de ne pas être observés, les deux acteurs de la scène se laissaient complètement aller à leur délire sexuel.

La femme, une blonde d’une trentaine d’années que Marine avait trouvée assez sympathique lors de son arrivée la veille au soir, était vraiment déchaînée. Elle faisait rouler son bassin sur le ventre de son mec et il ne faisait aucun doute que celui-ci était profondément enfoncé en elle. D’ailleurs, de temps en temps, Marine pouvait voir un bon morceau du pieu de chair sur lequel la femme s’était empalée. Cette dernière n’hésitait pas à faire jouer les muscles de ses jambes pour glisser tout au long de la tige, remontant presque sur le bout puis se laissant retomber lourdement jusqu’à la base, poussant force gémissements à chaque nouvelle pénération.

Marine sentait que la situation lui échappait. Pour la toute première fois, elle ressentit les signes d’un désir intense dans son bas-ventre. Les fourmillements qui la démangeaient déjà étaient jusque là inconnus de son corps. Pire, elle avait la bizarre impression de se liquéfier entre les cuisses. Elle serra les jambes sur son sexe qui se réveillait, les desserra, les serra encore et continua ce mouvement involontaire un petit moment. Plus elle se contractait, plus il lui semblait qu’elle devenait humide. Peu à peu, insensiblement, elle laissa aller sa main vers son pubis. Elle se caressa le mont de Vénus lentement mais fermement. Son petit ballon était dur et sensible.

Dans la chambre, l’homme râlait. Il s’était emparé des gros seins de sa compagne et les massait vigoureusement, comme pour évacuer sa tension. Brusquement, il se redressa vers la femme et la prit dans ses bras. Puis il la fit basculer en arrière jusqu’à l’allonger sur le matelas. Dans cette position, il se mit à la pilonner violemment. Elle s’accrochait à ses fesses et gémissait toujours plus fort à mesure que l’homme se faisait plus pénétrant. Son visage était déformé par le plaisir et cela causa un vif trouble à Marine. La jeune fille commença à se masturber en frottant du plat de sa main toute la surface de sa vulve, à travers la fine étoffe de sa robe et le tissu de sa culotte.

Le couple en chaleur, totalement insouciant, baisa pendant encore de longues minutes, jusqu’à ce qu’un orgasme puissant se déclenche dans les entrailles de la femme. L’homme, échauffé par le spectacle que lui donnait sa compagne en jouissant, se vida les couilles dans son ventre. Derrière sa porte, Marine le suivit de près. La pression et le frottement de ses doigts sur son clitoris incroyablement dur qui pointait entre ses petites lèvres avaient eu raison de sa résistance. Pour la toute première fois de sa courte vie, elle ressentit la lame de fond du plaisir qui l’emportait. La houle, venue du plus profond de son jeune corps faillit la trahir. Elle se mordit in extremis les lèvres pour ne pas crier. Dans son orgasme, ses jambes se dérobèrent sous elle. Elle eut juste la présence d’esprit de tirer la porte vers elle en tombant. Sans faire de bruit, elle relâcha finalement la poignée qu’elle ne regrettait pas d’avoir ouverte à tort.

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