L’institution Marie-Dominique – 3

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Ce jour-là Matthias fit encore connaissance avec le reste du personnel de l’institution. Il profita de l’après-midi qui suivit pour mettre la dernière main à son cours du lendemain, le premier d’une longue série, espérait-il. Ce qu’il avait vu dans le gymnase l’avait conforté dans sa volonté de servir au mieux les intérêts de l’établissement qui, il en était sûr à présent, coïncideraient à merveille avec les siens propres. Oui, il avait vraiment fait le bon choix en décidant d’abandonner son école un peu minable du secteur publique pour rejoindre l’institution Marie-Dominique. Tout ce que lui en avait décrit le vieux professeur de français qu’il remplaçait lui semblait maintenant à portée de main et il comptait bien en profiter pour assouvir ses désirs, même les plus inavouables. Cette chair fraîche étalée en toute impudeur sous ses yeux dans la salle de sport lui donnait des ailes. Il allait faire de son mieux pour mériter la confiance et la reconnaissance des religieuses qui dirigeaient le pensionnat.

Le lendemain, il se rendit tout de même dans la salle de cours qui lui avait été affectée avec une certaine appréhension. Il n’avait pas l’habitude de se retrouver face à un auditoire composé exclusivement de jeunes filles, pour la plupart très désirables et pour certaines assez difficiles, on l’avait prévenu. Au moment de pénétrer dans la salle, il prit une profonde inspiration et fit nerveusement les quelques pas qui séparaient la porte d’entrée de l’estrade sur laquelle se trouvait son bureau. Une fois en place, il posa sa lourde sacoche et jeta un premier regard circulaire devant lui, afin de jauger la composition de sa classe. Il y avait là une quinzaine de jeunes élèves, cependant sensiblement plus âgées que celles qu’il avait pu voir se trémousser lors de la visite du gymnase. Il s’agissait en fait d’une classe de filles de quatrième année sur les sept que comptaient le cursus proposé par l’institution Marie-Dominique. Matthias fut en quelque sorte rassuré de ne pas se trouver immédiatement confronté aux vilains petits canards de la veille. Il aurait bien le temps de les revoir dans des circonstances plus studieuses, se disait-il en déballant ses affaires de son cartable en cuir.

Un coup de sifflet le fit sursauter pendant qu’il déposait ses cours sur le plateau du bureau. Il ne releva pas la provocation, se contentant de lancer un coup d’œil sourcilleux vers l’assemblée féminine réunie pour entendre son cours. Pour ses presque trente ans, Matthias était un beau garçon et il ne laissait généralement pas les femmes indifférentes, même si sa timidité naturelle l’empêchait presque toujours d’entrer plus intimement en contact avec elles. Bien sûr, il n’était plus puceau, mais sa vie sexuelle était bien plus fantasmée que pleinement réalisée. Il aimait le sexe et regrettait de ne pas pouvoir, à cause de sa personnalité un peu introvertie, mettre plus souvent en pratique ses envies débordantes. Voilà pourquoi il voyait une réelle opportunité dans son intégration au sein du personnel de l’établissement privé.

Il avait prévu de faire passer une évaluation à ses nouvelles élèves pour entamer sa première séance. Il fallait qu’il se fasse une idée des compétences et des lacunes de chacune d’entre elles afin d’adapter son enseignement au groupe mais aussi aux besoins spécifiques de certaines des jeunes filles. Comme il était logé sur place, il était prêt à donner de son temps pour assurer des cours de soutien personnalisé. Evidemment, ce choix n’était pas dénué d’arrière-pensées. D’ailleurs, c’est ainsi que l’institution fonctionnait, sœur Madeleine avait bien insisté sur ce point.

Pendant que ses étudiantes planchaient sur leurs copies doubles et sur un texte de Brantôme qu’il avait rigoureusement sélectionné pour ses passages un peu scabreux, Matthias détailla le groupe plus précisément. Ses yeux se portèrent successivement sur chacune des jeunes filles, cherchant à les jauger et à en apprécier les ressorts intimes. Les pensionnaires portaient l’uniforme tout au long de leur scolarité et cela laissait bien peu de place à la fantaisie. Tout au plus l’un ou l’autre petit bijou était-il toléré. Les filles contournaient cette discipline vestimentaire un peu pesante en choisissant des dessous beaucoup plus fantaisistes que les jupes qui leurs arrivaient aux genoux ou les chemisiers à col Claudine imposés par le strict règlement intérieur. Matthias put s’en rendre compte dès son premier cours. Durant les presque deux heures que dura l’évaluation, il eut tout le loisir de chercher à apercevoir les petites culottes variées qui masquaient les trésors des jeunes minettes. Il nota avec satisfaction que plus d’une d’entre elles avaient opté pour le fameux string devenu à la mode ces dernières années. Mais ce qui l’émoustilla plus encore, ce fut de découvrir au premier rang une petite rouquine qui ne s’était pas embarrassée de ce genre de considérations et avait tout simplement renoncé à porter le moindre sous-vêtement.

Le professeur se concentra un bon moment sur l’entrejambe de cette fille. Il consulta aussi la liste de ses élèves pour identifier celle qui, visiblement, n’avait pas froid aux yeux. Son regard s’arrêta sur un nom tout en bas de la colonne : Emily Wellington. C’était une Néo-Zélandaise, fille d’un magnat de l’élevage ovin. Dans la colonne d’à côté, quatre étoiles rouges indiquaient selon le barème de l’établissement tel qu’il lui avait été présenté par sœur Madeleine qu’il s’agissait d’une élève à surveiller tout particulièrement. Ce qu’il voyait devant lui confirmait tout à fait la pertinence de cette notation et il se promit d’y veiller sérieusement.

Emily n’avait pas mis très longtemps à remarquer que le nouveau professeur de français s’intéressait à elle. D’ailleurs, c’était ce qu’elle recherchait. Elle était heureuse d’avoir su capter si rapidement l’attention de Matthias. Elle se fichait complètement de son évaluation. En fait, c’était elle qui cherchait à évaluer Matthias. Elle avait griffonné quelques mots sur sa copie durant la première heure mais cela faisait bien une dizaine de minutes qu’elle avait terminé. Les cours de français l’avaient toujours barbée et il n’y avait guère de raisons pour que cela change aujourd’hui. Ses préoccupations habituelles étaient plus  » libertines « , pour utiliser un terme demeurant dans la limite des convenances.

Pendant la deuxième heure du contrôle, elle se contenta d’observer et de provoquer Matthias. Elle était certaine qu’il avait remarqué la honteuse absence de culotte sous sa jupe. Depuis le temps qu’elle faisait le coup à tous ses profs, homme ou femme indifféremment, elle avait appris à connaître leurs réactions, mêmes les plus anodines. Là, il n’y avait aucun doute : la protubérance qui remplissait le pantalon du professeur était éloquente. De même que les coups d’œil égrillards que Matthias lançait sous son pupitre de plus en plus fréquemment. Elle décida de pousser son avantage pour voir jusqu’où le jeune enseignant dévoilerait ses sentiments.

Celui-ci se montra étonnamment maître de ses émotions. Pourtant, la jeune Néo-Zélandaise faisait tout son possible pour le faire craquer. Elle avait commencé par écarter ses cuisses le plus largement possible, en tirant un peu sur sa jupe pour en faire remonter au maximum la couture. Ainsi, Matthias ne pouvait vraiment plus ignorer qu’elle était entièrement nue sous son vêtement. Dans l’ombre, il devinait sa fente impoilue. La jeunette se rasait le sexe, il en était sûr. En écarquillant bien les yeux, il pouvait apercevoir le sillon rose qui lui entaillait la motte. Emily avait remonté ses mains sur le pupitre et s’était saisie de son stylo, un gros Mont-Blanc noir, dont elle avait introduit le bout encapuchonné entre ses lèvres. Elle le suçait vicieusement, l’air de rien. Sa position au premier rang la mettait à l’abri des regards de la plupart de ses petites camarades. Ceux que lui lançait Matthias suffisaient amplement à la satisfaire.

Après quelques minutes de ce petit manège, elle décida de passer aux choses sérieuses et laissa glisser sa main toujours munie du stylo-plume sous le bureau. Elle se caressa un peu les cuisses du bout des doigts puis dirigea lentement l’outil scripteur vers sa chatte. Le capuchon arrondi se mit à parcourir la fente de son sexe, doucement. Matthias commençait à sérieusement s’échauffer. Il ne pouvait rien laisser paraître de son émoi car il risquait sans cela de ne jamais pouvoir prendre véritablement sur la jeune fille l’ascendant requis par sa tâche. Pourtant, il mourait d’envie de se toucher lui aussi. Il dut supporter stoïquement les longues minutes durant lesquelles la troublante Emily se caressa la vulve devant lui. Même quand, à quelques instants de la fin du cours, elle se hasarda à faire pénétrer un peu le godemichet improvisé dans son trou mouillé, il se montra parfaitement raisonnable et parvint à retenir l’impulsion bien naturelle qui voulait conduire ses doigts vers sa bite. Une fois de plus, il faudrait qu’il se branle solitairement après la classe, dans l’appartement qui lui avait été attribué.

Sauvé par la sonnerie de la cloche, il libéra les élèves de son groupe après avoir ramassé les copies. Quand il passa à côté du pupitre d’Emily, celle-ci tendit la main vers son pantalon et, sans un mot, effleura simplement sa verge, comme pour en apprécier la raideur ou le volume. Puis elle se leva et sortit sans un regard de la salle de cours, laissant Matthias sur sa faim.

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